Équipe et C.A.
Équipe et C.A.
Conseil d’administration
Objectif:
Élues et mandatées par l’assemblée générale du Carrefour, ces personnes gèrent l’organisme. Elles prennent des décisions sur l’engagement du personnel, assurent un suivi budgétaire, planifient la programmation du Carrefour, etc.
À qui ça s’adresse:
Prioritairement aux participants du Carrefour, toutefois quelques postes sont réservés à des résidents qui peuvent ne pas être des participants ainsi qu’à des travailleurs de l’organisme.
Horaire:
Une rencontre par mois.
Conseil d’administration
Membres :
Otillia Barra, Administratrice
Lorraine Bisson, Présidente
Vivien Freedman, Secrétaire
Janie Guénette, Travailleuse du quartier
Robert Lamoureux, Trésorier
Pierre Giraldeau, Administrateur
Diane Landry, Administratrice
Geneviève Gingras, Vice-Présidente
Xavier Philippe-Beauchamp, Coordonnateur (siège sans droit de vote)
Van Mercier, Administratrice
Ruby Tagney, Membre de l’équipe
Carolane Bujold, Membre de l’équipe
L’équipe
Marcella Braggio, animatrice en alphabétisation
Kylen Chang, responsable de l’accueil, du secrétariat et du site web
Claudette Desgroseillers, support à l’inclusion des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et animatrice en vitrail
Hélène Deslières, responsable du secteur alphabétisation et animatrice
Hélène Gadoury, coordonnatrice adjointe
Céline Lalonde, animatrice de la halte-garderie
Jennifer Lys Grenier, animatrice de l’atelier de poterie, les potiers et responsable du secteur ateliers créatifs
Émilie Fortin, animatrice de chorale et d’action autonomie et responsable du secteur inclusion des personnes vivant avec une déficience intellectuelle
Camille Patry-Desjardins, responsable du secteur milieu de vie et mobilisation
Xavier Philippe-Beauchamp, coordonnateur
Sabien Prisette, Adjoint administratif
Christian Rocquebrune, soutien technique
Michael Sari, responsable du secteur informatique
Sylvain Soucy, responsable de l’entretien et du soutien à l’action participative
Ruby Tagney, animatrice en couture
Carolane Bujold, animatrice en alphabétisation
Félixe Deschatelets, animatrice en vitrail
Histoire et objectifs
Éducation populaire
Au Carrefour, on apprend ensemble. Quand on vient en atelier, on n’apprend pas seulement des techniques ou des informations, on apprend aussi sur nous-même et sur le monde qui nous entoure.
L’éducation populaire est un ensemble de démarches qui placent l’expérience de chaque groupe et de chaque personne au cœur de l’apprentissage. Les démarches d’éducation populaire sont collectives et interactives. En plus d’apprentissages formels, elle permet la conscientisation personnelle et sociale.
Dans toutes les activités et ateliers du Carrefour, on prend le temps de s’informer et de réfléchir ensemble sur des questions sociales, politiques, économiques… Quand on cherche des solutions, on essaie de penser à tout le monde en
même temps. On veut défendre les droits de tout le monde.
Le Carrefour a adopté la définition du MEPACQ (Mouvement d’éducation populaire et d’action
communautaire du Québec) de 1978 :
L’éducation populaire autonome, c’est l’ensemble des démarches et des réflexions critiques par lesquelles des citoyens mènent collectivement des actions. C’est une prise de conscience individuelle et collective au sujet de leurs conditions de vie ou de travail qui vise à court, moyen ou long terme, une prise en charge et une transformation sociale, économique, culturelle et politique de leur milieu.
Les démarches de conscientisation du Carrefour reposent sur des objectifs fondamentaux de justice sociale et de solidarité. Elles se concrétisent à travers les différents ateliers et activités
de l’organisme et par les pauses d’animation sociale.
Démocratie
La démocratie est une valeur primordiale au Carrefour, on y pense à tous les jours. Dans les ateliers, dans les comités, au conseil d’administration, et dans les réunions de l’équipe de travail, on prend les idées de tout le monde, et de prendre les décisions en groupe. Nous au Carrefour, nous soutenons la participation de tout le monde, sans exclusion et sans exception. On pense que la démocratie se vit à tous les jours, et dans tous les domaines qui nous concernent. Par exemple, nous participons aux consultations publiques, nous visitons le conseil municipal, nous organisons des assemblées de quartier quand il y a des élections, etc. La prise de parole et la participation au débat social font partie intégrante de notre mission.
Histoire du Carrefour
Dans les années 1960, le Québec vit des grands changements. À la fin des années 60, il y a de grands mouvements sociaux. Les gens agissent dans la rue, tout le monde réfléchit ensemble, et on rêve d’une meilleure société. Les gens changent le monde avec leurs idées ! Les mots changement, réflexion, solidarité, justice, engagement sont sur toutes les lèvres.
Dans les milieux populaires, les inégalités de la société font naître des revendications dans le domaine de la santé, du logement,
des loisirs, du revenu, du travail et surtout de l’éducation.
À Pointe-Saint-Charles, l’un
des plus vieux quartiers ouvriers du pays, des adultes inscrit.e.s aux cours de français donnés par la Commission des écoles catholiques de Montréal apprennent à lire dans les mêmes livres que leurs enfants, à l’école de leurs enfants
et sont traités… en enfants. Ils décident de se regrouper pour réfléchir aux besoins des gens du quartier en matière d’éducation.
C’est ainsi que le Carrefour
voit le jour pour répondre aux besoins des gens du quartier Pointe-Saint-Charles en matière d’éducation des adultes, plus particulièrement à l’époque, en alphabétisation.
Dès le début, les citoyen.ne.s
du quartier ont exprimé le désir que l’organisme leur appartienne et leur ressemble, c’est-à -dire qu’ils puissent participer activement aux décisions concernant les orientations du Carrefour, les ateliers à donner et le personnel
à engager. Cela est toujours bien présent aujourd’hui.
Au fil des années, le Carrefour s’est développé autour de la volonté d’être un lieu d’apprentissage divers, d’information, de réflexion, de discussion et d’échange pour les gens du quartier.
Fort de son histoire, il demeure aujourd’hui un acteur important en matière d’éducation populaire et de défense des droits sociaux, par son implication dans le quartier et dans diverses coalitions.
Les objectifs du Carrefour
Définis dans la charte le 11 octobre 1973. Les objectifs suivants ont été adoptés il y a 50 ans par les participants du Carrefour. Aujourd’hui encore, ils guident les réflexions et les actions des membres.
- Constituer un centre d’éducation, d’information et d’action sociale pour la population adulte dans son territoire.
- Favoriser la promotion collective des citoyens.
- Concevoir et réaliser des programmes et des activités qui correspondent aux besoins et aux aspirations du milieu.
- Favoriser la participation de la population aux décisions qui la concernent.
- Promouvoir des activités sociales, culturelles et éducatives.
- Effectuer toutes les recherches nécessaires à la réalisation de ces activités.
- Collaborer avec les autres organismes qui travaillent pour la promotion sociale du milieu.
Élaborés par les citoyens du quartier au tout début du Carrefour, il a été défini en assemblée générale le 10 mai 1975 que ces objectifs visent à :
- Travailler directement à défendre les intérêts des travailleurs ;
- Mobiliser les gens du quartier, surtout par l’information ;
- Être utilisé et contrôlé de plus en plus par les gens du quartier ;
- Réfléchir davantage sur le milieu pour mieux agir ;
- Participer aux luttes sociales des milieux populaires ;
- Venir au Carrefour pour sortir de chez soi, se détendre et faire quelque chose de ses mains ;
Nos luttes
Les prises de position
Chaque année, les membres du conseil d’administration du Carrefour, les participant.e.s et les travailleurs et travailleuses, sont appelé.e.s, après discussions et analyse, à prendre position sur divers dossiers. Par exemple, nous avons pris position contre un Casino à Pointe-Saint-Charles ou au Centre-Ville et nous avons appuyé la démarche pour qu’il y ait des bâtiments communautaires sur les anciens terrains du Canadien National (CN).
Parmi les nombreuses luttes auxquelles nous participons, nommons aussi que nous réfléchissons à l’avenir du secteur Bridge/Bonaventure, nous luttons contre la gentrification du quartier et nous participons à la lutte contre les mesures punitives à l’Aide Sociale.
Intercep
InterCEP est l’alliance des 6 Centres d’Éducation Populaire de Montréal (CEPs) qui sont logés dans des bâtiments excédentaires du Centre de services scolaires de Montréal (CSSDM) et financé au Ministère de l’Éducation (MEQ) pour leur
mission.
Depuis 2012, le financement annuel que les CEPs recevaient pour leur mission d’éducation par la Commission Scolaire de Montréal, a été coupé. À cela s’est ajouté le bail imposé de force par la CSDM nous obligeant à payer les frais
d’opération du bâtiment depuis 2017, ainsi qu’un loyer à partir de juillet 2022.
Depuis 10 ans, le MEQ verse des montants qu’il qualifie d’exceptionnels et non-récurrents aux CEPs afin de l’aider à affronter les nouveaux frais d’opération mentionnés ci-haut. Toutefois, aucune solution viable et à long terme n’a été proposée à ce jour. Cela illustre bien l’enjeu principal qu’InterCEP affronte année après année, c’est-à-dire le fait de ne jamais savoir à l’avance quel sera le financement reçu et s’il se répètera l’année suivante. Le financement pour couvrir les besoins immobiliers, obtenu seulement de haute lutte, n’assure pas au CEPs la stabilité nécessaire afin de réaliser pleinement sa mission d’éducation populaire. Il nous apparaît absurde qu’aucune piste de solution ne soit envisagée.
À l’issue d’une première année de grève de loyer, les CEPs ont réussi à faire reconnaître au MEQ et au CSSDM l’urgence de régler la situation pour de bon. En effet, après avoir reçu une mise en demeure de la part du CSSDM pour non-paiement de loyer le 13 octobre 2023, les CEPs avaient interpellé le MEQ pour les sortir de l’impasse lors d’une conférence de presse. À ce moment, le ministre avait annoncé un financement ponctuel et non-récurrent permettant aux centres d’honorer leurs loyers.
Après des années sans solution durable, les centres d’éducation populaire de Montréal (CEP) réitèrent leur refus d’utiliser l’argent de la mission dédié à leurs activités pour payer un loyer imposé unilatéralement par le CSSDM. Dès le premier avril, InterCEP relanceront donc un mouvement de grève de loyer pour l’obtention d’un financement récurrent pour notre bâtiment.
SOS Carrefour!
Voici un film qui a été réalisé par nos participants en 2013 qui parle sur notre mobilisation pour sauver le Carrefour!