La semaine de l’alpha pop 2019

Une fois de plus cette année, le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles participe fièrement à la quatrième Semaine de l’alphabétisation populaire qui se tient partout au Québec du 1er au 5 avril 2019.

Les participants en démarche d’alphabétisation populaire du Carrefour animeront tout au long de la semaine une activité de sensibilisation dans l’ensemble des ateliers de l’organisme.

Cette semaine thématique est une initiative du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) et de ses 75 organismes membres.

Retour sur la fête des femmes

Le 28 février avait lieu la Fête des femmes et ce fût une superbe soirée sur le thème de Parcours de femmes.

Ainsi, nous avons discuté de nos préjugés par rapport à l’itinérance chez les femmes. L’acceptation et la tolérance face à la différence des autres ne sont pas toujours faciles à appliquer mais en parlant de nos préjugés nous espérons arriver à nous comprendre.

Voici quelques images de la soirée et beaucoup de beaux sourires!

Grande manifestation pour le communautaire!

Plusieurs groupes de Pointe-Saint-Charles se sont rejoints pour la grande manifestation mercredi 20 février afin de demander au gouvernement de la CAQ de réinvestir massivement dans le secteur communautaire. Nous nous sommes regroupés au Carrefour pour fabriquer des pancartes et nous sommes allés dans la rue avec des groupes communautaires de Montréal. Cette manifestation a eu lieu en même temps que des mobilisations partout dans la province pour demander au gouvernement de s’engager pour le communautaire. Merci à tous et toutes pour ce bel après-midi passé ensemble!

Vidéo sur les cuisines collectives au Québec

Nous avons eu le plaisir d’accueillir une groupe de belges qui cherchent réaliser des cuisines collectives dans leur pays. Ils sont venus visiter notre cuisine collective alpha pour mieux savoir pourquoi nous sommes si fiers de notre atelier. Regardez les nombreux témoignages de nos participantes à partir de 1 minutes 50 secondes. Vive les cuisines collectives!

Reportage sur notre lancement de panneau

(Photo: Gracieuseté – Carrefour)Pour ses 50 ans, le Carrefour souhaiterait obtenir un financement à long terme de la part du ministère de l’Éducation afin de pouvoir se concentrer sur sa mission. Pour ses 50 ans, le Carrefour souhaiterait obtenir un financement à long terme de la part du ministère de l’Éducation afin de pouvoir se concentrer sur sa mission.

C’est avec un sentiment de fierté, mais teinté de crainte, que les membres du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles ont célébré leur 50e anniversaire. Un panneau commémoratif, maintenant accroché sur la façade de la bâtisse de la rue du Centre, met de l’avant le passé, le présent, mais surtout le futur précaire de l’organisme communautaire qui offre des ateliers éducatifs visant l’amélioration du système social.

En février dernier, sous peine d’expulsion de leurs locaux, le centre d’éducation populaire a été contraint de signer un bail avec la Commission scolaire de Montréal (CSDM) le sommant de payer un loyer dès 2023, alors que l’organisme est logé gratuitement depuis un demi-siècle.

Ce contrat mentionne également que l’organisme devra assumer dès juin des frais d’occupation s’élevant à 79 000$. Chaque année, le ministère de l’Éducation assume ces frais, mais le Carrefour ignore toujours si ce sera le cas cette fois.

«On fait beaucoup de représentations politiques pour obtenir un financement à long terme, souligne le coordonnateur du Carrefour, Nicolas Delisle-L’Heureux. On ne sait jamais si on aura l’argent et on est essoufflé de se battre. Présentement, on dépense énormément d’énergie à survivre et moins pour remplir notre mission de base.»

Si le gouvernement refuse de payer, un sixième de son budget total de l’organisme sera déboursé pour l’électricité, le chauffage et l’entretien. «En payant ces frais, on ne survivrait qu’un an ou deux tout au plus. Et il faudrait couper plusieurs activités. Pour nous, c’est hors de question de retirer des services aux plus démunis pour payer pour du béton», ajoute M. Delisle-L’Heureux.

Selon lui, le caractère essentiel du Carrefour réside dans l’offre de formation et d’ateliers gratuits destinés aux gens vivant en situation d’isolement et de pauvreté, ce qui est de plus en plus rare dans un quartier en plein embourgeoisement.

Historique
En 1968, plusieurs résidents de la Pointe réalisent que les cours de français de base pour adultes donnés au Centre Charles-Lemoyne sont inadaptés à leurs besoins. Pour pallier ces lacunes, ils décident, ensemble, de former le Comité d’éducation de base de Pointe-Saint-Charles dans le sous-sol de l’église Saint-Charles. Ils y organisent des cours gratuits de lecture, d’écriture et de calcul accessibles à tous.

Petit à petit, la programmation se diversifie et on voit apparaître des ateliers de cuisine, des cours de soir et un service de garderie. À l’été 1970, le Comité est toutefois contraint de déménager à la demande de la paroisse. Il s’établit alors à l’école Sainte-Marie-Salomé, un bâtiment appartenant à la CSDM qui devait à la base être démolie, et y restera jusqu’à aujourd’hui.

C’est en 1973 que la CSDM reconnaît finalement le nom de Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles, ce qui permet à l’organisme d’obtenir une plus grande autonomie. Au fil des ans, l’organisme continue d’élargir ses activités, s’allie à plusieurs groupes d’alphabétisation populaire du Québec et devient un véritable lieu de référence pour la population immigrante.

Il s’agit maintenant d’une véritable maison de quartier où près de 1500 résidents de tous les horizons se retrouvent chaque année.

Consultez l’article dans La Voix-Pop ici